Les formations scolaires du Refuge sont reconnues d’utilité publique

L'État a accordé un agrément national au Refuge formation. L'intérêt général et le sérieux de l'association sont reconnus par l'Éducation nationale.

L'engagement du Refuge est reconnu par l'État. La fondation vient en aide aux jeunes qui sont victimes d'homophobie, en leur donnant notamment un toit. Mais elle participe aussi à l'éducation des élèves en proposant des formations dans les collèges et lycées. Dans le journal officiel du 25 août, Le Refuge formation a reçu l'agrément national "au titre des associations éducatives complémentaires de l'enseignement public".

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Cet agrément, valable pendant cinq ans, garantit l'objectif d'intérêt général de l'association, et assure qu'elle présente un fonctionnement démocratique et qu'elle est transparente financièrement. "Au-delà de la fierté que cela nous apporte, cet agrément est un gage de sérieux de l'association. Il nous est utile pour être reçu par les chefs d'établissement qui ne nous connaissent pas tous", explique à TÊTU Frédéric Gal, le directeur général du Refuge. D'autant que certains proviseurs ont des réticences à accueillir des interventions et des formations sur l'homophobie. "Certains pensent qu'on va apprendre aux enfants à être homos", témoigne-t-il.

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De grands besoins

Or, "il y a un grand besoin d'interventions dans les classes, insiste Frédéric Gal. SOS Homophobie, dont c'est le coeur de 'métier', ne peut pas être partout, nous venons en renfort". Les ados sont bien-sûr les premiers concernés. "On s'adresse aux jeunes qui se posent des questions sur leur sexualité pour leur dire que c'est normal. Mais on s'adresse aussi à leurs camarades pour rappeler que l'homophobie est un délit puni par la loi", poursuit-il. L'année dernière, 5.469 jeunes ont été sensibilisés. C'est aussi pour les adolescents une occasion de savoir qu'ils peuvent être aidés par des associations s'ils en ressentent le besoin.

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Mais la défiance à l'égard des personnes LGBT+ se niche aussi dans les salles des profs. 125 enseignants ont été sensibilisés par l'association. Les professeurs posent régulièrement la question de savoir comment réagir lorsqu'un acte LGBTphobe intervient en classe. Ceux qui s'interrogent peuvent également lire les "kit cartable" édités par SOS Homophobie.

 

Crédit photo : Wikimedia commons


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