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#MeTooGay : en colère, les proches de Guillaume T. continuent le combat

Les amis de Guillaume T. organisent un rassemblement ce samedi, à 13 heures place Pigalle à Paris. Ils veulent continuer à se battre pour que la dénonciation des violences sexuelles que le jeune homme a initié ne s'éteigne pas avec lui.

Si vous avez été victime de violences sexuelles, vous pouvez contacter le 39 19 ou tchatter anonymement avec des écoutant·e·s formé·e·s à recevoir la parole des personnes LGBTQI+ sur https://commentonsaime.fr.

Si vous avez des idées noires, Suicide écoute peut vous apporter du soutien à tout moment : 01 45 39 40 00.

Sur son compte Twitter, deux photos de Guillaume restent épinglées sur son profil. Le 25 décembre dernier, il posait, jouant avec une guirlande lumineuse formant sur ses cheveux une auréole. Sur fond rose, il ferme les yeux, l'air paisible. Deux mois plus tard, ce 27 février, des proches ont organisé un hommage en sa mémoire. Il aura lieu à 13 heures, place Pigalle à Paris.

"Les milliers de témoignages qui sont apparus sur Twitter ont mis en évidence une chose : la culture du viol très présente mais aussi très tue dans la communauté LGBTQI+. Alors après la libération de la parole, vient la nécessité des actions", écrivent les organisateurs dans un post Facebook. Après la tristesse, de nombreux proches de celui qui a initié le mouvement MeTooGay avant de se donner la mort, font part de leur colère.

"Quelqu'un de courageux"

Un mois après le décès de son ami, Yann est toujours groggy. "C'est assez traumatisant, Guillaume était un camarade de lutte", confie-t-il. La dernière fois qu'il l'a aperçu, c'était à une contre-manifestation. Guillaume et quelques amis militants voulaient répondre à La Manif pour tous qui battait le pavé quelques jours avant le retour au Sénat de la PMA pour toutes. Quelques jours plus tôt, Guillaume avait accusé de viol l'élu parisien Maxime Cochard et son compagnon sur les réseaux sociaux.  Des accusations que les intéressés ont démenties immédiatement. "Guillaume était quelqu'un d'extrêmement courageux. Alors que tout le monde lui tombait dessus après ses révélations sur Twitter, ça ne l'a pas empêché de continuer à militer", raconte-t-il. Il dit ressentir "une impression de vide" depuis la mort de son ami.

À LIRE AUSSI : Hommage à Guillaume, initiateur du #MeTooGay : « Ce qu’il a déclenché ne s’arrêtera pas avec sa mort »

Tous les proches que nous avons contacté décrivent un garçon rieur, utilisant souvent l'humour comme un outil de discussion. "Il pouvait être très taquin et me piquer parce que je n'étais pas aussi radical que lui", se souvient Luc, qui l'a connu à Metz. Militant de Couleurs gaies, il se remémore de longs débats où ils analysaient les fractures de la gauche. "C'était un militant radical, mais pas sectaire", poursuit-il....


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