justiceAgressions sexuelles sur Adèle Haenel : la peine de Christophe Ruggia alourdie en appel

Par Tessa Lanney le 17/04/2026
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Jugé en appel pour des agressions sexuelles commises sur l'actrice Adèle Haenel quand elle était mineure, le réalisateur Christophe Ruggia reste coupable.

En première instance, il avait écopé l’an dernier de quatre ans de prison. Ce vendredi 17 avril, le réalisateur Christophe Ruggia a de nouveau été reconnu coupable d’agressions sexuelles commises sur Adèle Haenel entre 2001 et 2004, quand l’actrice était âgée de 12 à 14 ans. La cour d'appel de Paris a, au passage, alourdi sa peine à cinq ans de prison dont deux ferme sous bracelet électronique.

À l’issue de l’audience, Adèle Haenel a évoqué "un parcours judiciaire qui a été assez éprouvant et difficile", et qui trouve son terme six ans après ses premières accusations. "Je pense à tous les enfants victimes de pédocriminalité", a-t-elle encore déclaré, avant de promettre : "Toute ma vie sera dédiée à la justice et à l'avancée des droits humains. C'est à tous ces enfants et toutes ces femmes que je pense, leur dire qu'ils ne sont pas seuls."

Adèle Haenel, le cinéma et #MeToo

Christophe Ruggia, aujourd'hui âgé de 61 ans, a été reconnu coupable de faits survenus dans le prolongement du tournage du film Les Diables, dans lequel Adèle Haenel tenait le premier rôle. L’actrice se rendait alors chaque samedi après-midi au domicile du réalisateur. Dans son arrêt, la cour décrit une adolescente "prise au piège" par un adulte "trois fois son aîné", dit n’avoir "aucun doute" sur la réalité des gestes dénoncés et souligne leurs "conséquences avérées sur la santé mentale" de l’actrice.

L’affaire, qui a commencé en 2019 quand Adèle Haenel a accusé publiquement Christophe Ruggia dans Mediapart, aura contribué à faire émerger #MeToo dans le cinéma français. L’actrice devient, notamment après son départ fracassant de la cérémonie des César en 2020, l’une des figures les plus visibles du mouvement. Depuis, l’actrice s’est retirée du cinéma, se consacrant au théâtre au militantisme.

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Crédit photo : Anne Christine Poujoulat / AFP