Après une série de pièges tendus via Grindr à des hommes gays dans la région de Sarreguemines, six hommes, âgés d'une vingtaine d'années, ont été placés en détention provisoire.
Nouveau cluster de guets-apens homophobes, cette fois-ci en Moselle. Le procureur de Sarreguemines, Olivier Glady, a annoncé ce mercredi 5 novembre que six hommes soupçonnés d'avoir piégé des hommes gays en ligne ont été placés en détention provisoire fin octobre.
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Le mode opératoire est bien connu de ce type d'affaire : les agresseurs organisaient des rendez-vous, à Sarreguemines et ses environs, via l'application de rencontres gay Grindr. Les victimes, a détaillé le procureur, étaient accueillies par deux hommes à visage découvert, qui étaient "rapidement rejoints par trois ou quatre complices cagoulés"…
Motif crapuleux et injures homophobes
La suite du récit ressemble à celui de tous les guets-apens homophobes au motif crapuleux, fléau des applis et sites de rencontres gays depuis déjà plusieurs années : "Les malfaiteurs se montrent alors violents envers les victimes et les menacent à l'aide de couteaux et d'un taser pour se faire remettre du numéraire ou des virements bancaires. Outre des injures homophobes, des fouilles de véhicules, des tentatives de virements bancaires et les effacements de données sur les téléphones des victimes sont réalisés par les malfaiteurs au moment des agressions."
Les six suspects, âgés de 20 à 22 ans et tous déjà condamnés par la justice des mineurs, ont été interpellés et présentés le 29 octobre à un juge d'instruction, puis placés en détention provisoire. Cinq d'entre eux ont été pris en flagrant délit par la brigade de recherche de la gendarmerie de Sarreguemines, précise Radio Mélodie. Une enquête est ouverte pour extorsions aggravées, association de malfaiteurs et recel de biens provenant d'extorsions. Cinq victimes ont à ce stade été identifiées dont l'une, blessée lors de l'agression, s'est vu prescrire 30 jours d'ITT (incapacité totale de travail), rapporte la radio ICI Lorraine (ex-France Bleu). Le journal La Dépêche indique enfin que les gendarmes recherchent d'autres potentielles victimes.
>> En moyenne, au moins un guet-apens homophobe est tendu chaque semaine en France. Pour s'en prémunir, il est nécessaire d'appliquer quelques conseils de prudence, au premier rang desquels refuser tout premier rendez-vous à domicile ou dans un endroit isolé, spécialement la nuit.
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Crédit photo : Jacques Demarthon / AFP