internetLe tchat Coco de retour ? "Une vraie gifle", réagit la haute-commissaire à l'Enfance

Par têtu· avec AFP le 20/04/2026
Le chat coco.gg est utilisé par de nombreux hommes gays

La haute-commissaire à l'Enfance, Sarah el Haïry, a alerté sur la résurgence rapportée dans la presse du tchat Coco, fermé par la justice en 2024, sous le nom Cocoland.

"Le retour du site Coco, c'est une vraie gifle à la promesse de protection qu'on fait." Interrogée sur la résurgence, rapportée dans la presse, du tchat Coco, mis en cause dans des guets-apens homophobes et considéré parmi les associations de protection de l'enfance comme un repaire de prédateurs, la haute-commissaire à l'Enfance, Sarah el Haïry, a réagi ce samedi 18 avril sur RMC : "Ces sites, ce ne sont pas des lieux anodins (…). Il y a des procédures qui sont lancées, elles permettront de les faire fermer, on les traquera, on les harcèlera, on ne leur laissera pas de répit."

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"Le tchat Coco de retour", avait écrit la veille le quotidien Ouest France, rappelant que le site fermé en 2024 par la justice est "cité dans 23.000 affaires pénales, dont Mazan". Pendant dix ans, Dominique Pelicot – condamné à 20 ans de réclusion dans l'affaire des viols de Mazan – avait en effet recruté via Coco les dizaines d'hommes avec lesquels il a abusé sexuellement de son épouse, Gisèle Pélicot. Parmi les crimes auxquels le site est accusé d'avoir servi, a rappelé Sarah el Haïry, "des guet-apens homophobes, des viols, du trafic de drogue et de la traite humaine".

Cocoland ou les codes de Coco

D'abord lancé sour l'adresse Coco.fr, le tchat initial avait ensuite été immatriculé à l'étranger, devenant Coco.gg. La version repérée par Ouest France utilise un nouveau nom, Cocoland, et une nouvelle URL. "Ce site de discussions, aux caractéristiques techniques et visuelles parfaitement identiques, génère même des revenus publicitaires", relèvent nos confrères du quotidien régional.

"Mon client est totalement étranger à l’ouverture du site internet en cause", a assuré à l'Agence France-presse (AFP) Me Julien Zanatta, avocat du fondateur de Coco, l'Italien Isaac Steidl, mis en examen en janvier 2025 à Paris, notamment pour association de malfaiteurs ainsi que pour complicité de détention et diffusion d'images pédopornographiques.

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Crédit illustration : capture d'écran du site Coco initial