Voici les 20 pays les plus homophobes de la planète

Tous les pays ne sont pas accueillant pour les personnes LGBTQI+. Encore aujourd'hui, l'homosexualité est pénalisée dans 69 pays du monde. Voici ceux dans lesquels il ne vaut mieux pas voyager.

Si la perspective d'un confinement ne vous empêche pas d'organiser vos vacances, un guide a été mis à jour pour vous. Deux journalistes ont mis à jour leur rapport sur les pays les plus accueillants pour les personnes LGBTQI+. Ils dressent un classement des pays les plus sûrs et ceux qui le sont moins pour les locaux et les touristes.

Neuf facteurs entrent en ligne de compte pour établir ce classement : l'autorisation des unions pour les couples LGBTQI+, les protections contre la discrimination au travail, contre la discrimination dans la vie quotidienne, la criminalisation des actes LGBTphobes, la possibilité pour les couples LGBTQI+ d'adopter, le climat ressenti par les personnes LGBTQI+, les droits des personnes transgenres, l'absence de criminalisation des relations homosexuelles, ou la mise en place d'une politique LGBTphobe.

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De -195 à +384

A partir de ces neuf facteurs, les deux journalistes ont créé un index, avec des points positifs et des points négatifs. 150 pays sont notés de -195 points à +384. Le pays le plus sûr est le Canada, puis les Pays-Bas et la Suède. La France n'arrive qu'à la 11ème position.

Les journalistes rappellent certaines précautions à prendre, avant de se déplacer dans un pays. Avant tout, il s'agit de se renseigner, notamment lorsque l'on se rend en dehors des pays d'Amérique du Nord, d'Europe ou d'Amérique du Sud. Il est conseillé d'adopter les normes locales, quand bien même cela peut être particulièrement difficile.

Des agence de voyage spécialisées

Les deux journalistes invitent d'envisager de faire appel à des agences de voyages et des plateformes spécialisées dans la clientèle LGBTQI+.  Le site MisterBnB par exemple est un bon moyen de se prémunir d'une mauvaise surprise en réservant une chambre pour deux hommes. Redoublez de prudence en utilisant des applis de rencontre. À cause de la multiplication des actes LGBTphobes, il est impossible de connaître la distance des utilisateurs de Grindr en Ukraine, par exemple.

Aaron Edwards, un homme trans qui tient un blog sur le tourisme, conseille aux personnes trans de conserver avec elle un maximum de documents. Lorsque vous êtes sous traitement hormonal, il peut être utile d'avoir sur soi sa prescription, afin d'éviter certains problèmes aux aéroports.

Des pays de plus en plus dangereux

La pandémie de Covid-19 a affecté les droits des personnes LGBTQI+ dans le monde. La communauté LGBTQI+ est persécutée dans de nombreux pays "parmi les pays les plus LGBTphobes, 49 condamnent les gay à des peines de prison", rappelle Lyric Fergusson, citée par Forbes.

Les deux pays les plus alarmants concernant les droits des personnes LGBTQI+ sont le Nigeria et l'Arabie Saoudite. Ils pratiquent tous les deux la peine de mort, lorsque les gays ne sont pas condamnés à la flagellation ou la prison à perpétuité. Les deux journalistes espèrent que le tourisme peut jouer un rôle sur les droits locaux. Notamment dans des pays qui comptent beaucoup sur le tourisme, comme la Jamaïque, sixième pays le plus LGBTphobe.

 

Retrouvez le classement ci-dessous >>

 

 

 

20. Algerie

« En Algérie, tenir la main de son mec dans la rue c’est presque du suicide », décrit Rayan, dans TÊTU. Les jeunes LGBTQI+ subissent régulièrement des agressions, voire de meurtre. Certains ne pensent qu’à quitter leur pays. En septembre dernier, un tribunal a condamné deux hommes à trois ans de prison pour « relations homosexuelles » après un « mariage homosexuel ». L’homosexualité est perçu comme une pathologie en provenance de l’occident.

19. Egypte

L’Égypte est tristement connue pour avoir persécuté Sarah Hegazi. Après avoir simplement brandi un drapeau arc-en-ciel dans un concert, elle a été torturée. Par la suite, elle a trouvé refuge au Canada, où elle a mis fin à ses jours. Les forces de l’ordre arrêtent, torturent et piègent les personnes LGBTQI+. Depuis 2017, les autorités égyptiennes ont interdit aux médias « de montrer des homosexuels ou de promouvoir leurs slogans ».

18. Maroc

La criminalisation de l’homosexualité au Maroc conduit à des campagnes de harcèlement en ligne des locaux. Des personnes LGBTQI+ du Maroc sont exposées sans leur consentement, et peuvent faire l’objet de violences physiques. Depuis un an, de nombreux individus se sont inscrit sur des applications de rencontres pour « chasser » des gays et les exposer. Les familles rejettent régulièrement ces hommes.

 

17. Maldives

 

Plage de sable fin, eau de la mer d’un bleu limpide. Certes, vous trouverez des hôtels qui affichent leur ouverture pour les couples LGBTQI+. Des guides sont même écrit pour les personnes LGBTQI+. Mais derrière la façade idyllique le pays pratique la charia et persécute les locaux LGBTQI+. L’homosexualité peut conduire à 8 ans de prison et de 100 coups de fouet. Préférez les Seychelles.

 

16. Ouganda

En 2019, 16 militants LGBTQI+ ont été arrêtés par la police et torturés. Le ministre de l’Éthique a demandé un réexamen de la loi qui criminalise l’homosexualité pour la rendre plus sévère. Il souhaite notamment que la peine de mort puisse être appliquée. Depuis 2014, l’homosexualité est passible d’une peine de perpétuité.

15. Iran

Des milliers d’Iraniens homosexuels seraient obliger de suivre des chirurgies de réassignation sexuelle. Il s’agirait de « nettoyer » le pays de l’homosexualité. L’Iran, qui pratique la charia, criminalise l’homosexualité mais pas la transidentité. C’est d’ailleurs le pays qui pratique le plus de chirurgie de réassignation sexuelle, derrière la Thaïlande.

14. Cisjordanie et Gaza

À Gaza et en Cisjordanie, le Hamas traque les homos sur les réseaux sociaux. Les organisations des droits des personnes LGBT+ sont menacés par les autorités. L’homosexualité est qualifié de « violation des idéaux et des valeurs de la société palestinienne ».

13. Soudan

Certes, le Soudan a supprimé la peine de mort pour les personnes homosexuelles dites « récidivistes ». Ça n’en fait pas une destination de rêve pour les personnes LGBTQI+. Dans ce pays, meurtri par la guerre civile, quelques 200.000 personnes sont porteuses du VIH, soit 10 des Soudanais du Sud, selon l’OMS. L’usage du préservatif est mal vu.

12. Tanzanie

La Tanzanie protège légèrement les personnes LGBTQI+ des actes de violence. Le gouvernement a appelé à dénoncer les homosexuels, promettant des arrestations dès la semaine suivante. « Ces homosexuels s’en vantent sur les réseaux sociaux. À partir d’aujourd’hui jusqu’à dimanche prochain, donnez-moi leurs noms », lâchait-il en 2018.

11. Zambie

La Zambie est l’un des huit pays qui pratique toujours les « tests anaux » qui prétendent prouver l’homosexualité. Cette pratique est plutôt considérée comme une forme de torture par les associations de droits de l’homme. « Les incidents sont relativement peu nombreux mais les agressions (vols à main armée, cambriolages, car-jackings) peuvent être violentes », indique le Quai d’Orsay

10. Yemen

La guerre au Yemen n’encourage pas particulièrement à rêver à des vacances là-bas. C’est aussi un pays où l’homosexualité est passible de prison et de 100 coups de fouet. « Le sodomiseur et le sodomisé, les deux ensemble, qu’ils soient hommes ou femmes, recevront alors 100 coups de fouet en guise de punition s’ils ne sont pas mariés », précise la Constitution.

9. Emirats Arabes Unis

Les associations de défense des droits LGBTQI+ y sont interdites. D’après l’Ilga, les sanctions pour homosexualité peuvent conduire à l’expulsion, des castrations chimiques, des amendes, la peine de prison ou… la peine de mort. À y penser en voyant des photos de Dubaï sur Instagram.

8. Qatar

Alors que la Coupe du monde de foot devrait se dérouler au Qatar en 2022, les personnes LGBTQI+ sont tolérées à condition de ne pas être trop visibles… Si le Qatar se définit comme l’un des pays « les plus sûrs du monde », il condamne les homos à une peine de 7 ans. D’ailleurs, une dizaine d’articles du NY Times qui évoque les LGBTQI+ ont été censurés.

7. Birmanie

Après le coup d’État qui a renversé le pouvoir de Aung San Suu Kyi, la Birmanie n’est peut-être pas la destination rêvée. L’homosexualité peut être condamnée par une peine de perpétuité et les personnes transgenres sont régulièrement harcelées par la police. Des drapeaux arc-en-ciel ont été vus dans des manifestations contre le coup d’État.

6. Jamaïque

En 2017, le visage de la Pride en Jamaïque a été poignardé. Le mobile homophobe du crime n’avait à l’époque été ni affirmé, ni infirmé. Seul touche positive au pays du reggae, quelques protections sont accordées au travail. Mais un « comportement indécent » peut valoir 7 ans de prison.

5. Oman

Certes, Oman possède des paysages incroyables et de magnifiques mosquées. Mais la communauté LGBTQI+ est largement persécutée. « Toutes les organisations LGBTQI+ sont interdites dans le pays », indique Lyric Fergusson dans Forbes.

4. Malawi

Selon le rapport américain Gallup, seuls 3% des Malawis déclarent que leur ville est un bon endroit pour vivre lorsqu’on est gay ou lesbienne. L’homosexualité peut conduire à une peine de 14 ans de prison pour les hommes et de 5 ans pour les femmes.

2. Arabie Saoudite

En Arabie Saoudite, un influenceur a été poursuivi pour s’être montré sur les réseaux sociaux en short. Quand elle n’est pas punie par la peine de mort, l’homosexualité peut valoir 100 coups de fouet, notamment pour « travestissement ». Et de dire « chacun est libre de faire ce qu’il veut, et les gays ont des droits », peut conduire en prison.

1. Nigeria

Le Nigeria est classé comme pays le moins sûr pour les personnes LGBTQI+ où la Charia est pratiquée. L’homosexualité peut être condamnée d’une peine de mort. Les associations LGBTQI+ sont interdites. Les personnes LGBTQI+ sont régulièrement la cible de violences policières. Depuis Paris, Bolu Okupe, fils d’un homme politique Nigerian a fait son courageux coming out.


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