Courrier du coeur : Ça drague encore dans les parcs ?
Sexo/Psycho

Courrier du coeur : Ça drague encore dans les parcs ?


Ben : Bonjour Môôôsieur ! Je cherche de nouvelles sensations et j’ai entendu parler de drague en extérieur dans les parcs… Genre à Paris, aux Tuileries depuis le 18e siècle ! Mais je n’ose pas y aller, je suis de la génération Z moi, j’ai 19 ans…

Môôôsieur Jérémy : Ahhhh, mais j’ai affaire au Stéphane Bern de l’histoire des pénis (oui, je sais, c’est un peu tautologique). Il est vrai que bien avant Grindr, bien avant les internets, bien avant le Minitel même, il y avait la vraie vie ! Alors comment se rencontraient les homosexuels dans la vraie vie ? Et bien dans les bars, bien sûr, clandestins parfois, des événements comme des bals – Franck Ferrand devrait parler du Magic Circus un jour – et puis les lieux en plein air !

Imagine : il fallait sortir de chez soi pour aller non pas en Über mais en voiture ou en calèche faire des dizaines de kilomètres, retrouver un endroit qu’on aurait vu une fois ou dont on aurait entendu parler sous le manteau de zibeline, dont on n’est même pas sûr qu’il se trouve bien là, et puis… éventuellement rencontrer quelqu’un qui aurait eu le même courage, qui ne te plairait pas forcément mais bon…  Faute de Colby Keller, on mange un frère Bogdanov.

A Paris, forcément ça a toujours été un peu plus facile : depuis le 18è siècle en effet, les jardins des Tuileries ont toujours été un haut lieu de drague gay, et aussi pendant longtemps de la prostitution homosexuelle.

Alors Tel Frédéric Lopez « En Terre inconnue », ou presque, j’ai mis mes chaussures de rando à talons et me voilà partie à la rencontre des ombres qui hantent les labyrinthes des jardins du Louvre. J’avais l’impression d’être Alice au pays des pervers. Ah ça, j’en ai vu des lapins pressés, des gros chats qui fument, et même des reines de cœur. Dis donc, c’était tellement bondé on se serait cru dans les toilettes d’un concert de Mylène Farmer (là où tout se passe, comme chacun sait).

Ce qui est génial dans ce genre d’endroit, avec la lumière un peu tamisée, c’est que tout le monde porte l’uniforme de la nuit : il n’y a pas de nationalités, pas de statut social, pas de métier. Juste des langues. C’est « Juste une question de feeling » comme dirait Fabienne Thibault et Richard Cocciante.

Ça déambule, ça se frôle, les regards se croisent, les mains cherchent les braguettes. Magiques.

C’est vraiment la Foirfouille : on peut tout y trouver ! On une auberge espagnole, on y amène ce qu’on veut, et on y trouve à peu près tout : des super moments sexuels ou une super discussion philosophique avec les lumières du Louvre en arrière plan, échanger juste un baiser, ou plein d’IST. C’est le Quality Street de la baise. On sait jamais sur quel chocolat on va tomber, on espère juste que ce ne sera pas celui qui va nous écœurer. Pour ça, il y a les rats en été qui se faufilent encore plus vite que les petits cochons, et la boue par temps de pluie qui laisse des preuves sur le bas de pantalons.

Mais il n’y a jamais à avoir honte, d’avoir du désir et de vouloir l’exprimer. Ni peur des gens : si on y va, d’autres comme nous y vont aussi. La preuve, même moi j’y suis allée : bon, je n’ai pas croisé énormément de drag queen en goguette, à moins qu’elles n’aient été en civil… Tous ne sont pas non plus forcément des bêtes assoiffées d’orgie. D’ailleurs, c’est peut-être même ce que tu cherches…

J’ai quelques souvenirs de ma jeunesse passée, que la pudeur m’empêche de raconter… MAIS NONNNN, je déconne, je te raconterai tout une prochaine fois…

Fais juste attention à toi : prends tes capotes et/ou ta Prep, pas d’objets de valeur, dis oui si tu as envie, non si ça ne t’intéresse pas, et puis, envoyez la fanfare ! Bienvenue dans l’orchestre !

Je te laisse avec mon ex IGOR DEWE, il te fait faire le tour du propriétaire en vidéo :

 

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