TDoR : 325 personnes trans et non-binaires tuées depuis un an dans le monde
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TDoR : 325 personnes trans et non-binaires tuées depuis un an dans le monde


Plus de 2 600 meurtres transphobes ont été répertoriés depuis janvier 2008… En cette Journée du Souvenir trans, le TDoR (Transgender Day of Remembrance) en anglais, revenons sur ces chiffres pour ne pas oublier.

L’association Transgender Europe (TGEU) publie, à l’occasion de la Journée du souvenir trans, le TDoR, qui a lieu le 20 novembre de chaque année, un document intitulé Trans Murder Monitoring. Il s’agit d’un recensement des cas de meurtres transphobes répertoriés par la police et/ou les médias depuis un an. 64 pages de noms et de circonstances, de description de leurs meurtres…

Au moins 171 personnes trans ont été tuées au Brésil en un an, à l’instar de W. Rodrigues Alexandre. Au moins 56 au Mexique, comme Itzel Durás Castellanos. 25 aux États-Unis, comme Brandi Bledsoe. Mais aussi Kitkat Mae Fermin aux Philippines, Zizi Shekiladze en Géorgie, Lorena Reyes Mantilla en Espagne, Emily Duque au Venezuela, Evelyn Rojas en Argentine, Madeleine Delbom en Suède, Alejandro Polanco Botero en Colombie, Niurkeli en France, Ying en Thaïlande, Vasu Swamy en Inde, W. Fabricio Ponce en Équateur, Imli au Pakistan… Au final, 325 personnes trans et non-binaires tuées depuis un an.

TÊTU publie ci-dessous le document de 64 pages qui répertories ces 325 assassinats.

 

Des chiffres effarants

– Le recensement s’étend entre le 30 octobre 2016 et le 30 septembre 2017. 30 cas supplémentaires par rapport à l’année précédente sont venus gonfler ces tragiques statistiques.

– La majorité des cas provient du Brésil où près de la moitié des meurtres transphobes (171) ont eu lieu dans les 12 mois du recensement.

– Ces chiffres viennent s’ajouter aux 2 600 meurtres transphobes qui ont été répertoriés depuis janvier 2008, dans 71 pays dont la France.

– Sur les cas répertoriés de meurtres dont la profession des personnes trans était connue, 62% étaient des travailleurs·ses du sexe.

– En France, Italie, Portugal, et en Espagne, 69% des personnes trans et non-binaires assassinées étaient des migrantes et/ou des personnes originaires d’Afrique ou d’Amérique du Sud et Centrale (Brésil, Salvador…)

– Aux États-Unis, 86% des personnes trans assassinées sont des personnes noires ou des Native Americans.

Tuées par balles, poignardées ou battues à mort, ces personnes ont également été victimes d’extorsions, d’agressions sexuelles, parfois également de racisme, de sexisme, d’homophobie… Mais dans de nombreux pays, la  transidentité et le motif transphobe du meurtre sont cachés par les autorités.

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