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Un eurodéputé hongrois proche de Viktor Orban surpris dans une partouze d’hommes à Bruxelles

La police est intervenue pour stopper une partouze en Belgique, en plein confinement. 25 hommes ont été verbalisés à Bruxelles, dont un eurodéputé du parti de Viktor Orban.

Ving-cinq hommes ont été interpellés et verbalisés par la police vendredi, dans le centre de Bruxelles. Ces hommes étaient en pleine partouze quand les forces de l'ordre sont arrivées. En plein confinement, ils ont évidemment tous été verbalisés. Et parmi eux, on comptait plusieurs diplomates et un député européen. Selon plusieurs médias flamands et européens, l'eurodéputé en question serait membre du Fidesz, et un proche de Viktor Orban.

Des diplomates et un eurodéputé

"On a interrompu un gang bang !", s'est exclamé une source proche du dossier à la Dernière heure. À en croire les informations de 7 sur 7, le député européen a d'abord tenté de s'enfuir par la gouttière avant d'opposer son immunité parlementaire. Le ministère belge des Affaires étrangères aurait même dû intervenir. De l'alcool et des stupéfiants ont été retrouvés mais le parquet n'a pas cru bon d'ouvrir une enquête.

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"Une vingtaine de personnes ont été verbalisées pour non-respect des mesures sanitaires à la suite d’une soirée organisée vendredi soir, au premier étage d’un immeuble au centre-ville de Bruxelles", a confirmé ce mardi Sarah Durant, porte-parole du parquet de Bruxelles citée par Nice Matin. Le parquet a précisé ne pas souhaiter faire davantage de commentaires sur les circonstances de la soirée et sur les personnes présentes.

Un eurodéputé LGBTphobe

Selon le media belge HLN, l'eurodéputé en question n'est autre que József Szájer. Ce parlementaire hongrois a surpris en démissionnant de façon très inattendue en fin de semaine dernière. Sa démission est effective au 30 novembre. Dans un communiqué cité par HLN, il admet lui-même sa présence à la partouze. "Je suis désolé d'avoir violé les règles du pays. C'était irresponsable de ma part. Je n'ai pas consommé de drogue", indique-t-il.

Il reste que politiquement, cet homme est membre depuis 30 ans du Fidesz, le parti de Viktor Orban. Ce parti remet ouvertement en cause les droits des personnes LGBT+. "Ma démission n'a rien à voir avec l'actuel débat politique animé au niveau européen. Dans ce débat, j'approuve et soutiens complètement la position du gouvernement hongrois", a-t-il déclaré dans un communiqué de presse cité par Euronews. József Szájer est qualifié par l'EU Observer de proche conseiller de Viktor Orbán. 

Il est utile de préciser également que József Szájer est l’un des trois auteurs du changement constitutionnel de 2012, selon Euractiv. L’article M de cette révision constitutionnelle prévoit que “la Hongrie protège l’institution du mariage qui est l’union d’un homme et d’une femme”.

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La Hongrie s'enfonce avec la Pologne dans la LGBTphobie. Une localité a mis en place une zone qualifiée de "sans LGBT" après une polémique sur un conte de fée. Le vice-premier ministre Viktor Orban s'en est également pris aux droits des personnes trans en déposant un texte pour que le "sexe à la naissance" figure sur les documents officiels. Le gouvernement veut également interdire l'adoption par des couples homoparentaux.

 

Crédit photo : Shutterstock


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