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Hôpital et homophobie : le blues au carré des soignants LGBT

A l'hopital, des soignants lgbt souffrent

TÉMOIGNAGES. Exerçant un métier déjà difficile, des médecins LGBT décrivent en plus une ambiance délétère, à base d'humour de caserne et de préjugés LGBTphobes dans les services. Au point, pour certain.e.s, de quitter l’hôpital public.

“Je me souviens de ce chef de service qui commençait toutes ses réunions en s’adressant à nous par ‘salut les PD’”, explique un interne. Pour beaucoup, devenir médecin est un accomplissement professionnel. Une façon de gagner en prestige et en statut social tout en s’assurant un salaire correct, sans crainte du chômage. Jack*, 30 ans, rêvait de porter la blouse blanche. Autour de lui, personne n’était médecin. Son père, ouvrier algérien, était fier de voir son fils se lancer dans ces études. “Quand je suis arrivé à la fac, ça se voyait qu’on ne venait pas du même monde, note-t-il, décrivant une culture hétéro­centrée, misogyne et raciste où tout rappelle que si tu n’es pas blanc, hétéro et bourgeois, tu n’as pas ta place ici. Les remarques sont quotidiennes. On va t’accuser de vol parce que tu n’es pas blanc, ou te dire de faire attention aux patients gays parce qu’ils ont probablement le sida. C’est très pesant.”...


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