Cinéma : Baden Baden, Les Amants de Caracas et Dieu, ma mère et moi
Culture

Cinéma : Baden Baden, Les Amants de Caracas et Dieu, ma mère et moi


Banden Baden, Les Amants de Caracas et Dieu, ma mère et moi : notre sélection de films à découvrir en salles dès le mercredi 4 mai.

 

Baden Baden parce qu’il est la chronique d’une jeune femme de notre génération, Ana, perdue entre les expériences professionnelles plus ou moins foireuses et un flou amoureux plus ou moins total… et qui retourne passer l’été de ses 26 ans à Strasbourg. Il s’agit du premier long métrage de Rachel Lang, dont les courts précédents traitaient aussi du moment où d’adolescent on doit bien finir par se dire adulte.

 

Les Amants de Caracas parce qu’il explore le thème de l’attirance d’un homme d’âge mûr pour la jeunesse, en l’occurrence les jeunes Vénézuéliens qui trainent les rues de Caracas. On pense immédiatement à Eastern boys de Robin Campillo, sorti en 2014, qui se déroule, lui, à Paris ; une bande de délinquants pillaient l’appartement d’un bourgeois plus ou moins dans le placard avant que l’un d’eux ne tisse une relation affective avec le pauvre « daddy » bouleversé. Dans cette version vénézuélienne, si les amours sont tarifées, elles demeurent platoniques…

 

Dieu, ma mère et moi parce que c’est le triptyque le plus important dans la vie d’un gay. Non ? Bon. Parce que c’est une comédie qui parle d’une pratique sérieuse, l’apostasie – démarche qui consiste à se faire débaptiser – dans le Madrid d’aujourd’hui, avec une armée de membres du clergé pour semer des embûches.

 

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Baden Baden de Rachel Lang

Après une expérience ratée sur le tournage d’un film à l’étranger, Ana, 26 ans, retourne à Strasbourg, sa ville natale. Le temps d’un été caniculaire, elle se met en tête de remplacer la baignoire de sa grand-mère par une douche de plain pied, mange des petits pois carotte au ketchup, roule en Porsche, cueille des mirabelles, perd son permis, couche avec son meilleur ami et retombe dans les bras de son ex. Bref, cet été là, Ana tente de se débrouiller avec la vie.

 

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Les Amants de Caracas de Lorenzo Vigas Castes

Caracas, de nos jours.

Armando, la cinquantaine, attire régulièrement des jeunes hommes chez lui. En échange d’une jolie somme d’argent, il leur demande de se déshabiller, mais refuse de les toucher. A la suite sa rencontre avec Elder, une petite frappe des bas quartiers, il développe une fascination dévorante pour le jeune homme qui, attiré par l’argent, lui rend visite fréquemment. Petit à petit, une relation singulière s’installe entre eux.

 

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Dieu, ma mère et moi de Federico Veiroj

Gonzalo Tamayo, madrilène d’une trentaine d’années, poursuit toujours ses études de philosophie, sans grande conviction. Au tournant de sa vie d’adulte, Gonzalo pense qu’un obstacle entrave son aspiration à réinventer sa vie : on ne lui a jamais demandé son consentement pour être baptisé ! Il décide donc d’apostasier et entreprend des démarches pour être radié des livres de l’Eglise. Il voit dans cette rupture radicale la fin de ses tourments et de son attachement à sa mère. Il entre alors dans une course folle, de prélat en cardinal, entraînant dans son sillage un doux chaos. A travers cette quête irraisonnée aux yeux de tous, il revisite son passé et est envahi par de drôles de visions. Va-t-il accéder à sa liberté ?

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