SantéMonkeypox : les règles de vaccination contre la variole du singe mises à jour

Par Nicolas Scheffer le 11/10/2022
La variole du singe (monkeypox) se comporte comme une IST

La Haute autorité de santé a publié un avis précisant ses recommandations concernant la vaccination contre la variole du singe (monkeypox), désormais ouverte sous conditions aux femmes et aux enfants.

De semaine en semaine, l'épidémie de monkeypox (variole du singe) semble refluer. Le dernier décompte de Santé publique France fait état de 4.043 cas recensés au 4 octobre, soit 44 cas supplémentaires par rapport à la semaine précédente, contre un rythme de 350 au pic de l'épidémie. La campagne de vaccination semble donc porter ses fruits. La Direction générale de la santé (DGS) a par ailleurs affirmé à têtu· que 120.128 injections avaient été réalisées au 10 octobre. Dans un avis publié ce mardi 11 octobre, la Haute autorité de santé (HAS) a quant à elle précisé ses recommandations concernant l'administration du vaccin, rappelant l'importance de la seconde dose, et élargissant son accès aux femmes et enfants, sous certaines conditions.

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"La HAS maintient sa recommandation d'administrer la seconde dose dans un délai optimal de 28 à 35 jours après la première", indique l'autorité, qui avait été interrogée à ce sujet par la DGS. Au coeur de l'été, alors qu'il était difficile d'avoir accès aux doses sur le terrain, la DGS a fait le choix de reporter la seconde injection, le temps d'une meilleure organisation. Mais alors qu'il est désormais plus facile d'obtenir un rendez-vous pour se faire vacciner, la HAS invite à revenir au délai d'environ un mois entre la première et la seconde dose. "En cas de tension d'approvisionnement, l'administration de la deuxième dose de vaccin peut être reportée mais devra avoir lieu dès que possible après le 28e jour", est-il souligné dans le document.

Vaccination ouverte aux femmes

L'autorité ouvre la possibilité aux femmes d'avoir accès au vaccin de manière préventive. "Bien que les femmes représentent une faible proportion des personnes infectées, la HAS recommande que la vaccination préexposition puisse être proposée, notamment aux femmes partenaires occasionnelles ou partageant le même lieu de vie que des personnes à très haut risque d'exposition au virus", souligne l'avis. En d'autres termes, les femmes en contact étroit avec des hommes gays ou bi, ou des personnes trans multipartenaires. La vaccination de mineurs doit quant à elle "être envisagée au cas par cas", indique l'avis, et ce après une évaluation des bénéfices-risques par un spécialiste.

À l'inverse, les personnes ayant été atteintes du monkeypox n'ont pas besoin d'être vaccinées, le fait d'avoir contracté la maladie leur procurant une immunité. De même pour celles qui auraient été infectées entre la première et la seconde dose, qu'elles n'ont donc plus besoin de faire. Le vaccin contre le monkeypox peut être administré en même temps que d'autres, par exemple celui contre le covid.

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Crédit photo : Hans Lucas via AFP