10 artistes queers à suivre sur Instagram

Envie de mettre un peu d'art dans votre feed Instagram ? TÊTU vous fait découvrir 10 artistes queers à suivre absolument.

Comme nous, vous êtes à l'affût de comptes inspirants à suivre sur Instagram ? On vous propose de découvrir des artistes queers internationaux qui utilisent le réseau social où le selfie est roi pour exposer leur art. Ils et elles dessinent, détournent, photographient, sculptent des oeuvres passionnantes qui explorent les identités et les sexualités LGBTQ+.

Alors, certes, le Covid nous prive de l'essentiel : les musées sont fermés, les galeries aussi. Mais l'art est à portée de clic ! Car comme le disait Keith Haring: "Art is for everybody !"*

*"L'art est pour tout le monde !"

A LIRE AUSSI : 7 illustrateurs à suivre sur Instagram pour célébrer la diversité des corps masculins 

Crédit image: Montage portiswasp1/Pol Anglada/Mohammed Iman Fayaz

Soufiane Ababri • @soufianeababri

Soufiane Ababri est né à Tanger mais vit à Paris depuis plusieurs années. Dans ses dessins naïfs, presque enfantins, il dresse une cartographie assez précise de son identité queer. Notamment en brossant des scènes de vie qu’on imagine volontiers autobiographiques dont les héros sont ses amis, ses amants, ses fantasmes… Il y a des récurrences dans le travail d’Ababri. Comme la dénonciation des clichés que la communauté gay plaque sur les personnes racisées ou la célébration d’autres personnalités gays.

A LIRE AUSSI : Le coup de crayon politico-érotique de l’artiste Soufiane Ababri

Dans sa série « I’m not just a faggot I’m a faggot like » (littéralement, « je ne suis pas juste une pédale, je suis une pédale comme… »), Ababri se créé une sorte de panthéon homosexuel ou se côtoient Guillaume Dustan, David Hockney, Edouard Louis, Ricky Martin ou le poète iranien du VIIIe siècle Abou Nawas. Un panthéon « pédé » qu’il nous invite à visiter, avec lui, en redressant la tête.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Soufiane Ababri (@soufianeababri)

Shanée Benjamin • @shaneebenjamin

Le dessin est un puissant instrument politique. Et ça, Shaneé Benjamin l’a bien compris. Cette femme queer et noire, qui vit à Brooklyn, a le chic pour créer des images à la fois sexy, intimes et militantes de femmes afro-américaines. Couples lesbiens, féminité plurielle, scènes de sororité, de sexe entre meufs ou d’homoparentalité, Shaneé Benjamin explore toutes les facettes de la vie des femmes noires et queers.

Son style rétro, qui rappelle les affiches psyché des années 70, à la fois minimal et coloré, sied parfaitement à son univers forcément politique mais rempli de douceur. Et ça fait un bien fou !

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Shanée Benjamin (@shaneebenjamin)

Portis Wasp • portiswasp1

À la manière d’autres instagrameurs comme zionyc ou Siduations, le truc de Portis Wasp, c’est le collage. Cet artiste écossais pique à droite à gauche les éléments les plus saillants de la pop culture. Il les compresse, les concasse jusqu’à ce qu’il n’en reste que le moelle la plus queer. Un zapping furieux et bandant qui mélange tout : une scène de porno gay, de jeux vidéo, un manga japonais, clip de K-Pop ou un classique hollywoodien.

Avec Portis Wasp, le moindre mème devient coquin, les personnages Disney se mettent à tripoter des mannequins, Timothée Chalamet reluque le booty d’un joggeur et les logos Adidas ou de The North Face se retrouvent plaqués sur du porno vintage. Drôle, sexy et pop.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Portis Wasp (@portiswasp1)

Ashton Attzs • @attzs_

Artiste non-binaire, Ashton Attzs fait la part belle aux personnes trans et queers dans ses dessins. Un univers graphique bédé, coloré et positif, qui permet au peintre de faire passer un message d’acceptation et d’explorer les différentes facettes de l’expression de genre. Multiprimé.e au Royaume-Uni, Ashton Attzs travaille régulièrement avec les médias comme la BBC ou le quotidien Evening Standard. Et iel a à peine 22 ans !

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par ASHTON ATTZS (@attzs_)

Pol Anglada • @polanglada

Designer dans la mode, Pol Anglada est un artiste barcelonais de 30 ans qui vit à Paris depuis 10 ans. Dans ses dessins au crayon, des garçons pastels côtoient des corps de toutes les formes qui s’étreignent, s’embrassent et fusionnent. Du sexe gay, un peu cru, un peu rude, mais toujours joyeux. Des dessins à la fois cash et poétiques dont le style convoque autant ceux de Harry Bush, Tom of Finland ou de Enki Bilal.

Très demandé par la presse, Pol Anglada collabore régulièrement avec des médias comme le site Vice ou Kink Magazine… et TÊTU ! L’artiste met d’ailleurs le feu à notre nouveau numéro pour lequel il a réalisé plusieurs dessins illustrant un dossier torride sur le fétichisme !

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Pol Anglada (@polanglada)

Jean Boullet • @boullet.jean

Quelle idée divine ! Le propriétaire de ce compte fait revivre l’oeuvre de Jean Boullet. Peintre, critique de cinéma, écrivain, dans les années 50-60, Boullet était également illustrateur doué. Ami des surréalistes, d’Edith Piaf et de Boris Vian, dont il signa la couverture du livre et les décors de la pièce J’irai cracher sur vos tombes, Boullet était un touche-à-tout aussi génial que farfelu.

Passionné d’esotérisme, de sexologie, l’illusionnisme, vouant un culte à Bram Stoker… ce drôle d’oiseau était tatoué, portait le cuir bien avant la mode et était fièrement homosexuel avant que cela ne soit permis. Il a collaboré à de nombreuses publications dont la fameuse revue « homophile » Arcadie. Une existence digne d’un roman qui s’acheva en Algérie en 1970, dans des circonstances aussi mystérieuses que violentes.

A LIRE AUSSI : « Les Garçons sauvages », troublants et excitants de Bertrand Mandico

Aujourd’hui encore, ce Tom of Finland de Saint Germain-des-Près est révéré par un petit cercle d’adorateurs parmi lesquels le cinéaste Bertrand Mandico et la galeriste Nicole Canet qui lui a consacré plusieurs expositions. Ses encres homoérotiques rappellent celles de Cocteau. Un génie qu’instagram nous permet donc de (re)découvrir !

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Jean Boullet (@boullet.jean)

Mohammed Iman Fayaz • @brohammed

A New York, Mobaby, de son vrai nom Mohammed Iman Fayaz, est une célébrité. Avec son collectif Papi Juice, il organise une des soirées les plus courues de Brooklyn, réunissant sur le dancefloor des personnes trans, queers et racisées.

Également illustrateur, Fayaz crée lui-même les flyers de ses soirées. Il y dépeint une communauté queer aimante, et de toutes les couleurs, de toutes les expressions de genre, de toutes les religions.

Dans ses oeuvres au style bédé, ce jeune artiste musulman et genderfluid défend l’équilibre qu’il a su trouver entre son orientation sexuelle, sa foi et sa famille.

Son oeuvre est politique en cela qu’elle est résolument tournée vers les personnes les plus fragiles de la communauté LGBTQ+. Comme lorsqu’il dessine des conseils aux personnes LGBT+ qui, durant la pandémie, ne sont pas en sécurité à leur domicile.

Composé de dessins, de photos de manif du mouvement Black Lives Matter ou de lui en robe, son compte Instagram est joyeusement foutraque et pourtant très cohérent. Passionnant !

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par mohammed iman (@brohammed)

Silver • @silverillustrations

Cet illustrateur lillois connait l’importance de la représentation est met un point d’honneur à inclure tous le monde dans ses oeuvres. Les corps qu’il représente dans un style très bédé sont multiples : queers, gros, racisé.e.s, handicapés…

De temps à autre, Silver dessine le trouple qu’il forme à la vie avec deux autres garçons. Façon de nous rappeler qu’il n’existe pas qu’une seule façon de s’aimer.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Silver (@silverillustrations)

Stuart Sandford • @stuartsandford

Sexualité, identité et masculinité sont les trois marottes de cet Anglais qui vit à Los Angeles depuis plus de 10 ans. En 2007, Stuart Sandford publie Cumfaces, un livre où il compilait des portraits de garçons grimaçants photographiés au moment (précis) où ils jouissent.

Ces derniers années, cet artiste homo tente d’allier nouvelles technologies, sculpture et pornographie. Comme lorsqu’il modélise l’acteur de porno gay Sean Ford en train de se prendre en selfie à poil, pour en fait des statues virtuelles, de bronze ou en Marbre de Carrare. Pas étonnant que son travail ait tapé dans l’oeil d’Elton John qui possède plusieurs photographies de l’artiste dans son immense collection.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Stuart Sandford (@stuartsandford)

Florian Hetz • @florian.hetz

Ce photographe allemand, qui vit entre Berlin et Los Angeles, a volé son premier sur Mapplethorpe à l’âge de 14 ans. Et ses images s’en ressentent. Des photos claires, au flash, souvent composées en gros plan, où les corps masculin, se pincent, se lèchent, crachent ou se disloquent.

Un doigt dans la bouche. Une langue entre les orteils. Un cou qui se tord, de plaisir, évidemment. Et parfois, au milieu de ses corps enchevêtrés, une fleur fanée ou une botte d’asperge, tout aussi érotique.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Florian Hetz (@florian.hetz)


Sur le même sujet

TÊTU
TÊTU La crème
de l'actualité LGBT
Toutes les semaines, dans votre boite mail