Les 6 DJs queer à suivre absolument

Jeunes pousses, étoiles montantes, noms qui s'exportent... TÊTU a sélectionné pour vous six talents de la scène techno queer française. Des DJs à suivre de très prêt.

Sentimental Rave

Sentimental Rave c’est LA bonne surprise 2018. Un envol confirmé en 2019, année de son sacre à l’international. La productrice et DJ Sauraya Daubron, de son vrai nom, est une vraie pépite de la techno. Biberonnée à la Station, elle a enchaîné les soirées queer de la capitale : Qui embrouille qui, la Shemale Trouble, ou encore la fameuse Possession. Parmi ses influences se cachent des grands noms de la scène rave comme Manu Le Malin, ou Liza’n’Eliaz et des égéries injustement oubliées du Pulp comme DJ Sextoy. Entre musiques gabber, hardcore et techno industrielle, Sentimal Rave nous transmet un flot d’émotions estampillées années 1990. Du (très) lourd.

Laurence Htz / Facebook Sentimental Rave

LSTR ¨

Artiste protéiforme, LSTR¨ (ou Lëster), Ariel Borenstein de son vrai nom, est une jeune pousse de la mouvance « émo-électro ». Tantôt kitsch et mélancolique, tantôt énervé comme une basse gabber, il est aussi lo-fi sur les bords. Passé par la Shemale Trouble, les soirées Manifesto XXI, la Jeudi Ok ou encore le festival queer Loud and Proud, LSTR¨ a sorti son dernier EP « YouWitch »en 2019. Il nous embarque dans un voyage gothique-électronique dont les sonorités nous rappellent l’odeur de la sueur dans les club voûtés et autres caves de la capitale.

Si son visage vous dit quelque chose c’est normal, on a pu le voir dans le film 120 battements par minute de Robin Campilo.

 

Lëster / Facebook

Angel Karel

Angel Karel c’est un univers sombre et industriel. Une techno brute de décoffrage. L’artiste, soutient actif du mouvement queer à Lyon, secoue les dancefloor à coup de kicks profonds. Elle embarque le public dans une transe hypnotique et singulière aux confins de l’EBM et du Rythmic Noise.

C’est tout naturellement qu’elle signe sur Messe Noire, un label sur lequel on retrouve Animal Holocaust. Elle a créé son propre collectif « The Future is Female » et propose à travers celui-ci des soirées intitulées « [NO GENDER] » aux line up techno pointus. Sa dernière production « Made of black leather » est sortie début juillet dernier.

 

Instagram

Vikken

Comment ne pas mentionner Vikken ? Un artiste multicasquette : DJ, producteur, claviériste pour Virile, il est également performer et activiste trans. Trois mots suffisent à définir sa techno : basses lourdes, dark disco et années 1990. Un artiste queer qui n’hésite pas à jouer des mots, en témoigne l’une de ses productions, « Born into bondage ».

Il a lancé cet été le duo Vatican Soundsytem avec Franky Gogo. Les deux DJ naviguent dans des eaux où se mélangent acid, trans et techno industrielle pour le plus grand plaisir de nos chastes oreilles.

Vikken sera au Petit Bain le 16 août pour la soirée Conspiration.

U.r.trax

Une jeune pousse au talent déjà indéniable. Inès, aka U.r.trax, est une DJ, productrice et musicienne hors pair. Une de celles qui nous marque au fer rouge. Des warehouses au club en passant même par les free party, elle cultive une passion pour ce qui est underground. Pas étonnant qu’on la retrouve dans les soirées queer parisiennes. Tout un univers que l’on retrouve dans ses sets. Ça cogne. Ça galope. Ça claque. On en sort retourné. U.r.trax peut se targuer de faire ses premiers pas à la Concrète en closing, rien que ça. Une perle rare.
Prochaines dates : le 9 août au Petit Bain, et le 15 août à la Wanderlust.
U.r.trax / Facebook

Faast

C’est notre coup de cœur. On pourrait dire que Faast « n’a pas le time ». Avec elle c’est crissements de pneus, vrombissements de moteurs (de vieilles Porsches, s’il vous plaît), sur fond de gros beats breakés. Des débuts dans la house, un virage « retour vers le futur » droit vers la techno des années 1990. Un parcours cohérent.

Lors de ses sets, Faast nous provoque des déhanchés les plus enflammés. Attention, le risque de se rapprocher des caisson est grand, on finirait presque par taper du pied sans s’en rendre compte. Adepte des closing façon feu d’artifice, elle nous marque au feutre indélébile. Passée par les Wet For Me, Kindergarten, Pimp My Queer et autres soirées LGBT+, son tout premier EP « Need For Faast » est sorti en février dernier. Une pépite à écouter sans modération.

Jean Ranobrac / Facebook Faast

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