Les 5 choses qu’on retient après avoir vu le documentaire sensation sur Britney Spears

Désormais disponible en France sur Amazon Prime Video, "Framing Britney Spears" revient sur la trajectoire tumultueuse de la popstar.

Les fans de Britney Spears l'attendait de pied ferme. Après des mois d'enquête et de rencontres, le New York Times lève enfin le voile sur "Framing Britney Spears", le documentaire incisif sur l'ex-chouchoute de l'Amérique, désormais disponible sur Amazon Prime Video.

Il s'agit d'un reportage qui revient de façon chronologique sur les différents facteurs ayant causé sa descente aux enfers. Pour ce faire, le média états-unien a cumulé les interviews avec des membres de son entourage, tout en les mêlant à des images et vidéos d'archives. En découle un visionnage éprouvant mais captivant, dont on retient tout de même plusieurs points. Même si, pour la faire simple : #FreeBritney.

 

Son père, son bourreau

Même sans être un fan aguerri de la chanteuse, beaucoup savaient que le géniteur de Britney n’était pas un homme recommandable. Mais après avoir vu « Framing Britney Spears », on ne peut que mépriser le personnage. Tout au long du documentaire, James Spears apparaît comme un homme vénal, peu impliqué dans la vie de sa fille hormis pour surveiller ses rentrées d’argent. Le point culminant est atteint dès lors qu’il est désigné tuteur de la star, ayant ainsi le contrôle de ses finances comme de son quotidien. C’est encore le cas aujourd’hui.

Bien qu’elle ne soit jamais publiquement exprimée quant à sa relation avec son père, Britney ne semble pas entretenir une relation cordiale avec lui. Et les témoignages recueillis dans ce reportage ne font que corroborer l’image négative accolée à James Spears : celle d’un homme opportuniste, mal intentionné, voire possiblement violent. Mais ce n’est pas le seul à blâmer.

Crédit photo : Hulu

Le rôle crucial des paparazzis

Sans grand étonnement, la presse à scandale aura occupé une place importante dans la vie de Britney Spears, très souvent à de mauvais desseins. Dès qu’elle a explosé sur la scène musicale avec son premier album Baby One More Time, la chanteuse s’est tout de suite vue cernée par les paparazzis où qu’elle se déplace. À maintes reprises, elle demande à ces photographes inquisiteurs de lui laisser un peu de répit, pour n’avoir en réponse que des flashs aveuglants dans les yeux. Lorsqu’ils sont trop nombreux, Britney paraît même apeurée, craintive.

Alors que leur comportement s’apparente aisément à du harcèlement, son fameux « bad buzz » où elle frappe le véhicule d’un photographe paraît plus que légitime. Si la santé mentale est devenue, entre temps un sujet de société, il est évident que ce matraquage médiatique aura joué un rôle sur l’état psychologique de Britney Spears. La partie la plus frustrante de ce documentaire reste peut-être ce paparazzi qui semble encore aujourd’hui nier toute implication dans la chute de la star. Mauvaise foi, quand tu nous tiens !

Crédit photo : Hulu

Justin Timberlake, coupable par association

Au début des années 2000, Britney et Justin étaient le « celebrity couple » que tous les magazine s’arrachaient – on se rappelle encore de leurs tenues assorties en jean de la tête aux pieds. Leur rupture avait déchiré les ados de l’époque. Mais grâce à « Framing Britney Spears », on revisite leur histoire sous un jour nouveau, qui n’est pas des plus flatteurs pour Timberlake. En plus d’avoir alimenté les rumeurs soutenant que Britney l’avait trompé avec son titre « Cry Me a River », le chanteur n’a pas hésité à parler de leur vie sexuelle lors d’une interview radio très, très beauf. Il n’a, à aucun moment, soutenu son ex alors qu’elle faisait face à une déferlante de sexisme assez violente : soit, autrement dit, la cause première du déclin de Britney Spears.

Crédit photo : Hulu

Une misogynie crasse

Car le réel ennemi auquel la popstar aura dû faire face tout au long de sa carrière, c’est bien le sexisme. Si notre prisme contemporain fait que certains propos ou comportements ne passeraient pas aujourd’hui dans les médias, ce n’était pas encore le cas durant les années 90 et 2000. À l’aube de son parcours, Britney essuyait des remarques misogynes – relatives à sa virginité, à son corps, à son rôle de jeune mère… – à longueur de journée, sans jamais avoir d’allié·e·s pour la défendre. Le slut-shaming dont elle a été victime est simplement à vomir.

Crédit photo : Hulu

La force du mouvement #FreeBritney

Si, pour beaucoup, le mouvement #FreeBritney n’était qu’une vaste blague, « Framing Britney Spears » justifie l’importance de son existence. En effet, les fans les plus fervents de la chanteuse se sont retrouvés autour de ce mouvement, visant à faire en sorte qu’elle ne soit plus sous la tutelle de son père. Surtout, on remarque grâce à ce documentaire sensible que ces individus écument chacun de ses posts sur les réseaux sociaux pour y décrypter des appels à l’aide. Qu’ils soient avérés ou non, là n’est pas la question. Le mouvement #FreeBritney permet surtout de garder Britney Spears dans l’esprit du public afin qu’on n’oublie pas ses démêlés juridiques.

Crédit photo : Hulu

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