James Franco se glisse (encore) dans la peau d'un gay
Culture

James Franco se glisse (encore) dans la peau d'un gay


Décidément. Depuis Harvey Milk de Gus Van Sant, James Franco n’en finit pas d’incarner des personnages homosexuels au cinéma. Un plan de carrière ?

Il fait en quelque sorte mentir l’adage qui veut qu’à Hollywood, pour être une star, il faut demeurer hétérosexuel. A l’occasion d’une multitude de passerelles entre fiction et réalité, l’acteur James Franco a construit un mythe autour de sa sexualité. Celle d’un hétéro totalement ouvert qui se glisse dans la peau de personnages gays. Ce storytelling, il l’a construit consciemment.

Harvey Milk, Howl, King Cobra et maintenant I am Michael

C’est sans doute son rôle de Scott dans Harvey Milk, le film de Gus Van Sant consacré au « premier politique gay américain » avec Sean Penn en tête d’affiche, qui a conduit James Franco à porter un regard neuf sur lui-même. Dans le film, vivant dans l’ombre du militant Harvey, il est magnifié sous la caméra de Gus Van Sant, présenté sous l’angle du copain parfait, le sourire ravageur.

Il incarne ensuite Allen Ginsberg, le poète américain, dans Howl. Produit Interior leather bar, une réinterprétation du film Cruising. Avant d’annoncer sa participation au film King Cobra consacré à l’industrie du porno gay et dont la sortie en France n’est pas encore au programme (le film était diffusé en novembre dans le cadre du festival Chéries-Chéris).

Aujourd’hui, on peut se délecter de la bande-annonce d’I am Michael, un biopic (encore un) consacré à l’histoire de Michael Glatze qui passa de militant gay à prêcheur homophobe… James Franco partage l’affiche avec Zachary Quinto et le film sortira en salles aux Etats-Unis à la fin du mois de janvier.

Troubles dans l’orientation

James Franco, parallèlement à ces multiples choix de carrière, a constamment tenu des propos gay friendly, affirmé qu’il se considérait comme gay bien que n’ayant pas de relations homosexuelles, posté des selfies dénudés avec des hommes dans son lit, etc. A se demander à quel point cette omniprésence de l’homosexualité dans son image médiatique ne relève pas de l’obsession.

Et pourquoi il incarne de plus en plus de rôles d’homosexuels mal dans leur peau. A l’instar de ce Michael, militant actif en faveur des droits LGBT et véritable modèle pour les jeunes homos, parti soudainement en croisade contre l’homosexualité. Pour beaucoup, son histoire ne méritait pas d’être racontée. « Ce n’est pas seulement l’histoire d’un ‘ancien gay' » expliquait pourtant le réalisateur Justin Kelly à Variety, « mais un récit sur le pouvoir de nos croyances et sur le désir d’appartenance, dans lequel chacun peut s’identifier. »

James Franco I am Michael

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