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VIDEO. « Être femme porteuse m’a apporté beaucoup de joie » 

Illégale en France, la gestation pour autrui (GPA) permet à des couples, notamment d'hommes, de fonder une famille. Elle se pratique dans plusieurs pays, dont les Etats-Unis, où la démarche est très réglementée. Témoignage d'une femme porteuse.

« J'aimerais que les gens voient la beauté de la gestation pour autrui (GPA) », trépigne Alexandra Allen derrière son écran. Cette Américaine de 28 ans vit dans l'Oregon avec son mari et ses deux enfants. Quelques années après leur naissance, Alexandra a porté deux autres bébés, dont elle n'est pas la mère. Ce sont les enfants de Pierre et Guillaume, un couple de Français.

Interdite en France, la GPA est légale dans plusieurs Etats américains. Les deux papas forment désormais une famille avec la petite Laura, deux ans et demi, et son frère Alexandre qui a tout juste six mois. Son prénom est un clin d'œil à celle qui l'a porté dans son ventre. « Pour moi, ils sont comme des membres de ma famille », témoigne Alexandra de l'autre côté de l'Atlantique.

Pas d'attachement « maternel »

Ils forment même une famille très liée, puisque les deux couples, qui se sont rencontrés via une agence spécialisée dans la GPA, se donnent des nouvelles quasiment toutes les semaines. Dans leur album photo commun : 2016, le ventre d'Alexandra arrondi et la mention « c'est une fille » écrit (en français) sur sa peau tendue. Remake en 2018, mais cette fois « c'est un garçon » et en arrière-plan, dans un cadre, on aperçoit la photo des deux papas et de leur première enfant. Sur un autre cliché, pris entre les deux naissances, toute la tribu est sur les hauteurs de Paris, lors d'une visite d'Alexandra et de sa famille en France.

Alexandra Allen, femme porteuse pour un couple de Français, en 2018. C'est le deuxième enfant qu'ils conçoivent par GPA.  © Alexandra Allen
Crédit photo : Alexandra Allen

Alexandra a conscience que certaines personnes ont des réticences et des craintes face à la GPA. Et que ces inquiétudes se focalisent sur le sort des femmes porteuses : exploitation du corps, attachement "maternel" supposé à l'enfant, etc. Pour TÊTU et Loopsider, l'Américaine raconte son expérience : « Etre femme porteuse m'a rendue très heureuse. J'ai apprécié chaque étape : annoncer la grossesse aux parents d'intention, révéler le genre du bébé, les voir planifier son arrivée, préparer sa chambre... ». A tel point que la jeune femme, qui se dit « passionnée de grossesse », envisage de reconduire l'expérience dans les années à venir.

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