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À Pau, un jeune couple gay agressé pendant le carnaval

Deux jeunes hommes ont subi pendant le carnaval biarnès, qui se termine tous les ans à Pau, une violente agression homophobe. La justice n'a pas retenu la circonstance aggravante.

Dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 février, Lucas et Noël, deux jeunes hommes en couple, participent au carnaval biarnès, qui se déroule chaque année dans plusieurs communes du Béarn et se termine à Pau. Tous deux ont le malheur de recroiser la route d'un jeune habitant de Pau de 19 ans, qu'ils ont éjecté la veille d'un bar associatif en raison de ses comportements déplacés envers les femmes. L'homme commence alors à s'en prendre à eux.

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"Il nous avait reconnus, il voulait se venger, raconte Noël, interrogé par Sud Ouest. On l'a suivi dehors et ça a dégénéré quand il s'est rendu compte qu'on était homosexuels." Aux coups violents succèdent les injures homophobes. "Ça l'a clairement rendu fou", poursuit le jeune auprès de Sud Ouest. Lucas, lui, est blessé au visage et se verra prescrire trois jours d'Incapacité totale de travail.

"On continuera à marcher main dans la main"

Pourtant, ce qui s'apparente clairement, d'après le récit des deux jeunes hommes, à une agression homophobe ne sera pas reconnu comme tel par la justice. Comme le précise Sud Ouest, "faute d'avoir d'assez d'éléments", le tribunal judiciaire de Pau a seulement retenu, en guise de charges, les violences volontaires aggravées par l'alcool.

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En effet, le couple confie au quotidien local avoir voulu "abréger l'audition de police", alors qu'ils sont encore secoués par l'agression, mais confirment qu' "il s'agit bien d'une agression homophobe". L'association LGBT+ Arcolan, qui accompagne Lucas et Noël dans la procédure judiciaire, tentera toutefois de faire reconnaître la circonstance aggravante homophobe. L'agresseur, mis en garde à vue puis relâché, sera jugé le 1er septembre prochain devant le tribunal correctionnel. Quel que soit le verdict, pas question pour les deux jeunes hommes de céder à la peur, affirment-ils à Sud Ouest : "On continuera à marcher main dans la main, à s'embrasser. Ce genre d'agression ne fait qu'attiser mon envie de le montrer."

 

Crédit photo : Pixabay


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