2020, le studio de X gay Belami recrute enfin un modèle noir

Après trois décennies d'activité, le géant du porno gay des Balkans découvre enfin l'existence des personnes racisées. Mieux vaut tard...

Blanc. Très blanc. Tous blancs. Au-delà de leurs mensurations souvent vertigineuses, c'est la première chose qui vient à l'esprit lorsqu'on évoque les acteurs des Studios Belami. Fondé en 1993, par un fan de Maupassant se faisant appeler Georges Duroy (comme le personne principal du roman "Bel Ami"), le studio porno entretient depuis depuis ses débuts un manque dérangeant de diversité. Certains argueront qu'ils s'agit de la marque de fabrique des studios de l'est spécialisé dans le minet slave et imberbe. Mais en 2020, cette uniformité soulève des questions.

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"White only"

L'arrivée d'un nouvel acteur au sein du label Freshmen - Kedar Marchetti, sublime modèle à dreadlocks aux faux airs de Lenny Kravitz et Terence Trent D'Arby - est une petite révolution dans l'environnement quasi "white only". Le jeune homme a été repéré sur le site de webcam de la marque sur laquelle il performe depuis près d'un an. Sa première scène à proprement parler est un solo, car selon le studio, le jeune homme est encore réticent à l'idée de participer à un tournage hardcore.

Reste que Kedar apporte un peu de diversité dans l'univers Belami. En près 27 ans d'existence, le studio n'aura fait appel à un modèle noir qu'une seule fois par le passé, l'américain Adam Dexter, le temps d'une collaboration avec les studios Colt. En 2018, lors d'un voyage en Colombie, le label avait bien tourné quelques scène avec une bombe locale, Mario Borges. Deux exceptions qui ne font pas la règle.

Ce manque criant de mixité est d'autant plus troublante que depuis plusieurs années les studios Belami sont délocalisés à Cape Town, en Afrique du sud. Pire, plusieurs récentes sagas du label joue la carte de l'exotisme comme "Jambo Africa", "Tropical Storm"  ou "Viva Colombians".

Mécanismes racistes

Le porno américain en apparence plus inclusif n'est pas exempt de critiques. Le mouvement Black Lives Matter a été l'occasion pour certains acteurs porno noirs, comme Race Cooper, de dénoncer les mécanismes racistes de l'industrie porno. Aux Etats-Unis, de grands studios comme Falcon continuent d'utiliser des termes comme "racial", "interracial", "ebony" (ébène) comme tags ou sous catégories.

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Crédit image : Belami


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