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« J’avais peur » : Olly Alexander (It’s a Sin) raconte son adolescence de jeune gay

olly alexander ("it's a sin" et "years and years")

Au gré d'une longue lettre publiée pour le "Pride Month", le chanteur et acteur Olly Alexander revient sur le mal-être qui a accompagné son adolescence, la honte et l'anxiété face à l'homophobie "banalisée". Un témoignage poignant qui résonne avec le vécu de nombreuses personnes LGBTQI+.

À l'occasion du Mois des fiertés, le média anglophone Vice a décidé de donner la parole à plusieurs personnalités LGBTQI+ à travers une compilation de lettres ouvertes. Olly Alexander, comédien vu dans la série It's a Sin et chanteur/musicien leader du projet Years & Years, fait partie des stars sollicitées.

Dans un texte poignant écrit à la première personne, l'artiste aujourd'hui âgé de 30 ans décortique l'homophobie ordinaire à laquelle il a été confronté dès son enfance, et comment celle-ci a irrémédiablement impacté sa construction identitaire et causé de sérieux problèmes à sa santé mentale.

Homophobie, honte et anxiété

"L'homophobie était à la fois explicite et banalisée, se remémore-t-il. J'ai appris que presque toute personne, chose ou situation qui était jugée dérangeante ou mauvaise allait être cataloguée comme 'gay'". Le jeune homme déplore ainsi le manque de représentation, mais surtout l'absence totale d'éducation à l'égard de l'homosexualité. "Quand j'ai commencé à coucher avec des hommes, c'était avec beaucoup d'anxiété et j'avais peur que n'importe quelle escapade sexuelle me rende séropositif, poursuit Olly Alexander. Avec du recul, je vois bien que la honte était au cœur de cette anxiété, mais je ne le comprenais pas sur le moment".

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Avec une transparence utile pour toucher les jeunes LGBTQI+, le trentenaire évoque les troubles alimentaires qui ont perturbé la fin de son adolescence. Il précise que la voie de la guérison n'a pas été évidente, rendue difficile par un corps médical qui ne s'adapte pas toujours aux besoins des personnes queers. "Je ne vais pas prétendre que ma santé mentale est tout le temps au beau fixe, précise-t-il aujourd'hui. Il y a toujours une période compliquée çà et là, je continue de prendre des médicaments et je consulte mon psy une fois par semaine".

Aider les jeunes LGBTQI+

Grâce à son expérience personnelle et aux conclusions qu'il a pu en tirer, l'artiste britannique aimerait que les instances gouvernementales agissent pour un meilleur accompagnement des jeunes LGBTQI+.

"Si j'avais un enfant, j'aimerais qu'on lui montre qu'il existe un tas d'identités et de relations différentes et qu'elles méritent toutes le respect, écrit-il. Et au collège, j'aimerais qu'on lui apprenne à prendre soin de sa santé mentale et comment avoir des rapports sexuels safe et positifs […] Faire des erreurs et en tirer des leçons est un engagement à vie, mais on peut tenter d'aider les jeunes à être préparés au mieux".

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Crédit photo : @ollyyears/Instagram


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