Culture

Vivez une romance d'été avec la bande annonce de "Call me by your name"


La sensualité et la volupté d’une première histoire d’amour sont dans Call me by your name, dont la bande annonce a été dévoilée la semaine dernière.

Des petits déjeuners sous le soleil matinal aux promenades bucoliques, en passant par les soirées au clair de lune et les après-midi les pieds dans l’eau, la bande-annonce de Call me by your name a tout d’une mini-romance estivale. Dorés par les couleurs chaudes de l’été 1983, en Italie, deux jeunes hommes se découvrent dans la douceur des journées suspendues.

Call me by your name est le nouveau film de Luca Guadagnino. Après le remake érotisant de La Piscine avec A Bigger Splash en 2015, le réalisateur italien continue d’explorer les parenthèses des heures d’été. Adapté du roman éponyme d’André Aciman, publié en français sous le titre Plus tard ou jamais, ce film a été projeté au festival Sundance en janvier dernier, aux États-Unis. Le festival, sorte de cérémonie d’adoubement des films indépendants, l’a généreusement applaudi. Public et critique se sont accordés pour en faire les louanges.

Co-écrit par James Ivory, le scénario du film épure celui du roman. Au cœur du propos, la passion initiatique entre Elio Perlman (Timothée Chalamet) et Oliver (Arnie Hammer). Le premier, jeune garçon de 17 ans, s’éprend du second, universitaire de 24 ans. Tous deux vivent leur amour, entre apprentissage des sentiments et passion dévorante.

L’épanouissement de l’amour et du désir

À l’instar de Carol de Todd Haynes ou, dans un registre bien différent, de Embrasse-moi d’Océanerosemarie, leur histoire est filmée sans que leur homosexualité ne soit au centre de la narration.

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Interrogé par The Hollywood Reporter sur l’absence d’acteurs ouvertement gay pour jouer – au moins – l’un des deux rôles, Luca Guadagnino répond avec lyrisme :

Ce film porte sur l’épanouissement de l’amour et du désir. (…) Je n’ai jamais résonné en terme de genre, je pense que les gens sont des créatures belles et complexes (…) et je n’étiquette pas les artistes avec lesquels je travaille. Je ne choisis que les acteurs et les actrices dont je suis amoureux – ceux pour qui je ressens des émotions – et je crois que c’est cette confiance émotionnelle qui permet l’alchimie.

Le réalisateur a également répondu aux interrogations quant à l’absence de scènes de sexe entre les deux hommes. Un choix délibéré qu’il explicite :

Le ton aurait été très différent de ce que je recherchais. Je voulais que le public s’intéresse uniquement au voyage émotionnel de ces personnes, qu’il ressente d’abord l’amour. Je ne voulais pas qu’il s’éloigne des personnages en ressentant une différence. Toute l’idée du film est que l’autre vous rend beau, vous éclaire, vous élève.

Au-delà du scénario et des choix de mise en scène, le film promet un plaisir des yeux et des oreilles. Au générique, Sayombhu Mukdeeprom, le collaborateur de la Palme d’or 2010 Apichatpong Weerasethakul, signe la photographie ; et Sufjan Stevens, avec son folk mélancolique, signe la bande originale.

Call me by your name sortira dans les salles obscures françaises le 10 janvier 2018.

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