La ville américaine de Palm Springs est dirigée par un conseil municipal 100% LGBT
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La ville américaine de Palm Springs est dirigée par un conseil municipal 100% LGBT


La ville de Palm Springs s’est dotée le 1er janvier 2018 d’un exécutif municipal entièrement composé de personnes LGBT : une histoire atypique comme il peut s’en passer aux États-Unis, dans l’Amérique de Trump, de tous les possibles et de tous les contraires.

Les résultats de l’élection intermédiaire de novembre ne semblent pas étonner les 47 000 habitants de Palm Springs. Il faut dire que cette petite oasis logée dans le désert californien est devenue la ville des États-Unis comptant le plus de couples du même sexe, soit 10% de la population attirée par son côté friendly (selon le classement Williams Institute de l’université de droit de Los Angeles). David Ready, employé municipal, explique pourquoi Palm Springs attire autant :

Dans d’autres villes, [les LGBT] craignent de s’engager politiquement. Sauf ici, car il y a une sécurité, un confort à être ce que l’on est. C’est comme une utopie de diversité culturelle.

Faisons les présentations. De gauche à droite sur la photo du conseil municipal : le maire Robert Moon (homme gay cis), entouré de Christie Holstege (femme bie cis), de JR Roberts (homme gay cis), de Lisa Middleton (femme trans) et de Geoff Kors (homme gay cis).

 

Les 5 membres du conseil municipal sont donc tous issus de la communauté LGBT : « En vérité, je n’y ai même pas pensé jusqu’à l’élection, confie Robert Moon, le maire gay et démocrate à The Guardian. Vous voyez ici, ça importe peu. Ce n’est pas un sujet de discussion.» Il a passé quarante ans de sa vie dans le placard alors qu’il était officier de Marine mais «espère qu’un jour toutes les villes, tous les États et le pays entier partagera ce sentiment.»

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Lisa Middleton, l’une des 7 personnes trans élues aux Etats-Unis en novembre, assure que la campagne a surtout porté sur les problèmes concrets plus que sur leur intimité :

Il n’y a pas de genre associé avec les nid-de-poules. Si les rues ne sont pas bien aménagées, vous passerez un mauvais moment, quel que soit votre parti.

Cependant, l’autre nouvelle élue, Christie Holstege, a été accusée de s’être présentée comme bisexuelle afin de gagner des voix, alors qu’elle est mariée avec un homme. «Il n’y a qu’à Palm Springs que l’on peut imaginer des choses pareilles», avait rétorqué la jeune avocate de 31 ans.

Un maire homosexuel – et aussi le premier maire noir – avait déjà dirigé la ville entre 2003 et 2006. D’autres villes américaines ont des maires et mairesses ouvertement LGBT : Annise Parker à Houston (la plus grande de ces villes, avec 2.2 millions d’habitants), Providence, Portland, ou Cambridge également. Harvey Milk avait été l’un des premiers hommes politiques ouvertement gay à se présenter à une municipalité aux Etats-Unis.

En France, on peut citer Gil Avérous Châteauroux (LR), Steeve Briois à Hénin-Beaumont (FN), Thierry Speitel (SE) à Sigolsheim ou Christophe Girard, maire du 4e arrondissement de Paris (PS). Avant eux, André Labarrère à Pau, Bertrand Delanoé à Paris et Philippe Meynard à Barsac… En décembre, la mairesse de Barcelone, Ada Colau, faisait son coming-out bi.

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Palm Springs, avec d’autres viles ou Etats qui ont décidé de ne pas appliquer les lois promulguées par Donald Trump, semble être un îlot de tranquillité pour les LGBT…

En bonus, cette vidéo improbable tournée dans la maison de Liberace, présentateur télé gay complètement flamboyant…

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Photo de couverture : Palm Springs city council

  • jay

    On dirait (Je dirais, pardon) que les US ont un sens du respect de l’individualité rare sinon unique, leur permettant de concrétiser de tels contes de fées. Wonderland, Disney, Marvel etc. etc. dont Palm Springs et son Conseil Municipal 100% LGBT. Pas le choix, je me sens obligé de me plier à l’admiration.
    Après, cela ne rend pas moins désolant nombre d’attitudes US qui contredisent, avec la rudesse de leur mentalité de « cowboy », ce que je viens d’appeler respect de l’individualité. Et comme l’être humain rêve de contes de fées mais a la pulsion du rustre du « cowboy », la beauté/pureté des contes de fées « s’exporte » beaucoup plus difficilement que le chronique rustre du cowboy.

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