Kesha, Sam Smith, Lady Gaga… Les Grammy Awards mettent la musique à l'heure #TimesUp
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Kesha, Sam Smith, Lady Gaga… Les Grammy Awards mettent la musique à l'heure #TimesUp


Lors des Grammy Awards 2018, les stars ont donné dans le gospel et le piano-voix. Une cérémonie sobre et spirituelle, qui permet à l’industrie de la musique de marquer son soutien au mouvement #TimesUp.

Pas de robe noire ce 28 janvier aux Grammy Awards, surnommés les Oscars de la musique, mais des roses blanches pour marquer son soutien au mouvement #TimesUp et #MeToo. Cette 60e édition, qui s’est tenue au Madison Square Garden à New York le 28 janvier, a plané dans une ambiance étonnamment spirituelle. Entre la chanson « Praying » de Kesha, puissamment interprétée grâce à l’appui d’un chœur féminin composé notamment de Cyndi Lauper, le « Pray » de Sam Smith et le « Joanne » de Lady Gaga, oraison funèbre à sa tante morte d’une maladie auto-immune, le ton était grave, les confessions intimes et les stars solidaires.

C’est l’interprétation de Kesha qui a le plus marqué les esprits. Ayant poursuivi son producteur Dr Luke pour agression sexuelle, l’interprète de « Tik tok » n’avait reçu que peu de soutien de la part de ses pairs – exceptées quelques consœurs stars, comme Lady Gaga, qui l’a défendue depuis le début.

Kesha, chanteuse ouvertement bisexuelle, avait écrit « Praying » pour son dernier album Rainbow. Il s’agit d’une chanson « thérapeutique » dans laquelle elle imagine son ancien producteur à genoux, priant pour changer son âme.

Pour l’interpréter aux Grammy, Kesha s’est entourée de Cyndi Lauper, mais aussi des chanteuses Julia Michaels et Camila Cabello, entre autres. Elles l’ont accompagnée dans un chœur féminin vibrant, donnant à cette chanson une résonance particulière dans le contexte de dénonciation des agressions sexuelles, jusqu’alors mené par l’industrie du cinéma. En introduction de la performance de Kesha, la chanteuse Janelle Monae, qui jouait la marraine bienveillante du héros gay de Moonlight, a proclamé : « Les inégalités et le harcèlement sexuel dans l’industrie musicale, c’est fini ».

Encore des prières

Lady Gaga, si elle est repartie bredouille de la cérémonie, a donné de la voix en interprétant au piano les deux ballades de son album Joanne, et Sam Smith, le chanteur britannique ouvertement gay , vêtu d’une surprenante blouse blanche, a entonné « Pray », le tube de son dernier disque.

De son côté, Lorde a tenu à donner sa « propre version des roses blanches », comme elle l’écrit sur son compte Instagram, en agrafant un texte de l’artiste Jenny Holzer dans son dos :

Réjouis-toi ! Nos temps sont intolérables. Gardez courage, car le pire est un signe avant-coureur du meilleur. Seule une situation désastreuse peut précipiter la chute des oppresseurs. L’ancien et le corrompu doivent être jetés à la poubelle avant que le juste puisse triompher. La contradiction sera élevée. Le jugement sera accéléré par la mise en scène des perturbations des graines. L’apocalypse fleurira.

Les deux grands vainqueurs de la soirée sont Bruno Mars, reparti avec six prix dont celui du meilleur disque et de la meilleure chanson, et Kendrick Lamar, qui a remporté cinq statuettes.

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Photo de couverture : capture d’écran

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