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Face à l’urgence de la PMA, Gilles Le Gendre répond que « ça ne changera pas la face du monde »

PMA shutterstock

Le patron des députés LREM, Gilles Le Gendre, était l'invité de l'émission Dimanche en Politique sur France 3. Interrogé sur l'ouverture de la procréation médicalement assistée à toutes les femmes il a répondu de manière très évasive, estimant que la date du dépôt du projet de loi n'avait finalement pas grande importance.

"La ligne de notre groupe c'est de voter la PMA le jour venu." Voilà ce qu'a expliqué Gilles Le Gendre, le président du groupe La République en Marche (LREM) à l'Assemblée Nationale, ce dimanche 10 mars sur France 3.

Interrogé sur le cas Agnès Thill après une tribune signée par seize parlementaires le 8 mars dernier et publiée sur TÊTU, le patron des députés s'est dit en "parfaite sympathie" avec la décision prise par le mouvement de ne pas exclure la députée de l'Oise. Cette dernière a pourtant multiplié les provocations et dérapages concernant l'ouverture de la PMA aux femmes célibataires et aux couples de femmes.

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"Ça ne changera pas la face du monde"

L'ouverture de la PMA devrait venir "plus tôt que plus tard" précise le député de Paris. Mais à la question de savoir s'il pouvait préciser, Gilles Le Gendre a frisé le mépris :

"Honnêtement, que cette loi fondamentale, qui ne concerne d'ailleurs pas que la PMA, soit votée fin 2019 ou début 2020, ça ne changera pas la face du monde." 

https://twitter.com/ParisPasRose/status/1104744870432915457

L'ouverture de la PMA pour toutes a déjà fait l'objet de multiples reports. Initialement, le gouvernement avait annoncé qu’il présenterait le projet de loi sur la bioéthique avant la fin 2018, en vue d’un débat au Parlement au premier trimestre. Après un énième report, le gouvernement a annoncé qu'il devrait être présenté à l'été 2019.

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Urgence

La situation ne serait donc pas très urgente pour Gilles Le Gendre, qui semble totalement déconnecté de la réalité. Entre colère et désespoir certaines femmes sont forcées de renoncer à leur projet parental, faute d'argent suffisant pour effectuer les allers retours à l'étranger. D'autres n'ont tout simplement plus le temps d'attendre.

En tout cas, toutes sont fatiguées d'espérer une réforme promise depuis 2013 par deux gouvernements successifs. Cinq ans c'est trop long. Et pour certaines il est déjà trop tard.

Crédit photo : Shutterstock.


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