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D’Istanbul à Katmandou, tour du globe des autres Prides du weekend

Alors que la Macédoine accueillait sa première marche des Fiertés, les policiers turques usaient de gaz lacrymogènes à la pride interdite d'Istanbul.

Alors qu'à Paris, des dizaines de milliers de personnes ont bravé la canicule, et qu'à New-York, ils étaient près de 3 millions à être venus fêter les 50 ans des émeutes de Stonewall, d'autres pays du monde ont revendiqué l'égalité des droits ce week-end, de manière plus ou moins festive.

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Les LGBT turcs sous les gaz lacrymogènes

A Istanbul, la Marche des Fiertés a été interdite par le bureau du gouverneur, pour la cinquième année consécutive. Mais ça n'a pas empêché plusieurs milliers de personnes de se rassembler près de l'avenue Istiklal et de la place Taksim, munis de drapeaux arc-en-ciel, en scandant « Tous ensemble contre le fascisme » et « Nous ne nous tairons pas ».

La police anti-émeute a répondu par des tirs de gaz lacrymogène pour disperser la foule. Amnesty International a fortement condamné vendredi l'interdiction de la Marche des Fiertés. "C'est une vaine tentative d'effacer de l'espace public un groupe qui, aux yeux du gouvernorat, est considéré comme 'socialement rebutant'", avait déclaré l'ONG dans un communiqué.

Retrouvez dans le numéro 219 de TÊTU, disponible en kiosque, notre reportage en Turquie, où la répression et les crimes de haine sont devenus le quotidien des personnes LGBT. 

A Mexico, refuge des LGBT+ d'Amérique latine

Plus de 100.000 personnes se sont rassemblées, selon les organisateurs, dans les rues de Mexico City pour célébrer les fiertés LGBT+, notamment sur l'avenue de la Réforme, l'une des artères principales de la ville. A Mexico, les unions des couples de même sexe sont légales depuis 2007, et le mariage depuis 2009. Plusieurs autres états du Mexique ont également légalisé le mariage des couples de même sexe.

Cette ouverture du pays, et particulièrement de Mexico, en fait un lieu refuge pour de nombreuses personnes LGBT+ d'Amérique latine, comme le Venezuela, où la profonde crise économique accentue les discriminations envers les personnes gays, lesbiennes ou transgenres.

Une première marche des Fiertés en Macédoine du nord

La Macédoine du Nord organisait samedi sa toute première Marche des Fiertés. Dans la capitale de Skopje, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées et ont porté les couleurs du drapeau LGBT. C'est "beaucoup plus que ce que l'on attendait", a expliqué l'un des organisateurs, Koco Andonovcki, à Reuters. "Une excellente réponse à ceux qui ont distillé des discours de haine pour faire fuir les gens."  En marge de l'évènement, plusieurs centaines de conservateurs se sont en effet réunis devant la cathédrale orthodoxe de la ville, pour défendre les "valeurs traditionnelles de la famille".

En Macédoine, depuis la victoire de la coalition pro-UE, la situation des personnes LGBT s'est quelque peu améliorée, du moins, politiquement. Dans la réalité, les discriminations et les discours de haine persistent.

Et ailleurs...

A Katmandou, la capitale du Népal perchée à 1400 mètres d'altitude, un millier de personnes se sont réunies sous les couleurs de l'arc-en-ciel.

https://twitter.com/jeanrossignol/status/1145266374056587264?s=20

En Europe, Barcelone et Milan ont également accueilli des dizaines de milliers de personnes. A Lima, au Pérou ou en Equateur, après l'adoption du mariage pour tous, l'heure était à la célébration même si des milliers de manifestants ont défilé dimanche à Quito contre l'égalité des droits.

 

 

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