Selon une étude, les jeunes gays perdraient leur virginité plus tôt que les hétéros

Une étude américaine appelle à revoir l'éducation sexuelle des jeunes américains pour qu'elle s'adapte aux comportements des jeunes. En moyenne, les jeunes gays ont leur premier rapport anal un an plus tôt que les hétéros.

Les jeunes homos ont tendance à avoir leur premier rapport sexuel plus tôt que les hétéros. Une étude de la Rutgers University publiée dans le Journal de la recherche sur la sexualité met en évidence les disparités entre les hétéros et les homos en ce qui concerne leur première fois.

Le texte appelle plaide pour une refonde de l'éducation sexuelle des jeunes pour qu'elle s'adapte à la réalité de leurs comportements. Les premiers rapports homosexuels auraient lieu à 14 ans et demi, souligne l'étude basée sur 600 jeunes new-yorkais qui se définissent comme gays. La première pénétration arrive en moyenne à l'âge de 16 ans pour les jeunes gay, contre 17 ans pour les hétéros.

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Dans le détail, la première masturbation mutuelle intervient entre 14 et 15 ans, selon l'étude. L'oral a lieu autour de 15 ans. "On a notamment remarqué que le premier rapport anal arrive vers 16 ans pour les garçons homosexuels. C'est plus jeune que le premier rapport sexuel avec pénétration des hommes hétéros américains qui a lieu à 17 ans ", écrivent les chercheurs. Toujours selon l'étude, environ 19% des homos ont des rapports avec d'autres garçons avant même d'avoir 13 ans.

La refonte de l'éducation sexuelle

L'étude pointe le besoin d'une éducation sexuelle plus inclusive pour que les jeunes puissent "faire des choix éclairés quant à leur santé sexuelle et leurs comportements". Caleb LoSchiavo, l'un des auteurs pointe auprès de Pinknews qu'alors "que les écoles doivent revoir leurs salles de classe et leurs programmes pour permettre un enseignement malgré le Covid-19, cela pourrait être le meilleur moment pour mettre en place une éducation sexuelle qui s'adresse à tous les genres et toutes les orientations".

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Le document suggère de sensibiliser plus tôt les jeunes à la prévention contre les IST. Les tests dépistages pourraient notamment être proposés plus tôt aux plus jeunes. "Nos résultats indiquent que les personnels soignants peuvent jouer un rôle prépondérant pour limiter les comportements sexuels précoces. À ce jour, les professions médicales manquent de moyens pour répondre aux besoins des personnes LGBT+", indique Perry N Halkitis, le doyen de l'université.

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Crédit photo : Flickr / Polytechnique


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