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Oui, la bisexualité existe. Et c’est une étude qui le dit

Les scientifiques et la population n'ont pas toujours voulu reconnaître la bisexualité. Mais la plus large étude jamais menée sur le sujet démontre que la bisexualité existe. Désolé pour les sceptiques.

Ça va mieux en le disant. Alors que ce mercredi 23 septembre correspond à la journée internationale de la visibilité des personnes bies, pan et plus, une étude américaine entend démontrer que la bisexualité existe bien chez les individus de genre masculin.

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"Il y a eu un long scepticisme parmi les scientifiques et la population générale sur l'existence de la bisexualité chez les hommes. Les sceptiques assurent que les hommes qui s'identifient comme bi sont en réalité homosexuels ou hétérosexuels", soulignent les chercheurs qui ont publié leur étude dans la revue PNAS. Elle contredit une autre étude sortie en 2005, qui affirmait que des gay s'identifient comme bi en raison de la pression sociale qui promeut l'hétérosexualité. Sans surprise, les chercheurs remarquent que la bisexualité féminine a été beaucoup moins controversée...

Une preuve de l'échelle de Kinsey

Pour prouver que la bisexualité existe bien chez les hommes, les scientifiques ont collecté de nombreuses données d'études américaines, britanniques et canadiennes. Elles concernent plus de 500 hommes (que des hommes cis) - bien davantage que toutes les études qui ont été menées jusqu'alors. La conclusion, c'est que les hommes ont "tendance à présenter des schémas d'excitation génitale et subjective pour des femmes et des hommes. L'orientation sexuelle masculine est exprimée sur un continuum plutôt que de manière dichotomique", insiste l'étude.

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Cela va dans le sens du rapport Kinsey selon lequel les personnes sont attirées non pas exclusivement par les femmes ou par les hommes, mais que l'orientation sexuelle s'étend de l'exclusive hétérosexualité à l'exclusive homosexualité en passant par une variété de différentes préférences. "Les hommes ne se séparent pas en deux types distincts de population : les hétéros et les homos. Le monde n'est pas séparé entre chèvres et moutons. Tout n'est pas noir ou blanc", rappelait l'étude de Kinsey dès 1948.

Une incompréhension de la bisexualité

"L'échelle de Kinsey reposait sur des questionnaires auto-administrés, les résultats ne permettaient pas d'avoir des preuves définitives de la bisexualité", notent aujourd'hui les scientifiques. L'étude regrette enfin que les personnes bies peuvent être stigmatisées "à la fois par les hétéros et les homos par elles sont perçues comme indigne de confiance, confuses et incapables de s'engager". On appelle ça la biphobie.

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Crédit photo : Wikimedia commons


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