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Marche des Fiertés : la Pride de Paris aura bien lieu en 2021, mais en version Covid

Une Marche des Fiertés aura bien lieu en 2021 à Paris. Après l'annulation l'année dernière du défilé pour cause de Covid-19, la Pride gay, lesbienne, trans, queer++ de juin sera en revanche amputée des chars habituels.

À Paris, le Covid-19 n'aura pas la Marche des Fiertés 2021. L'Inter-LGBT, organisatrice de la "pride", l'a annoncé ce dimanche  2 mai sur les réseaux sociaux. "Nous sommes très contents de pouvoir dire qu'il y aura bien un défilé organisé par l'Inter-LGBT le 26 juin", confirme auprès de TÊTU Matthieu Gatipon, porte-parole de l'interassociative. En 2020, la Marche avait dû être annulée en raison des conditions sanitaires.

La Marche 2021 devrait être très différente des précédentes éditions. "Il n'y aura probablement pas de chars tels qu'on les connaît habituellement. Nous allons mettre en place une manifestation qui permette de respecter la distanciation sociale. L'important, c'est que les manifestants puissent défiler en sécurité", indique Matthieu Gatipon.

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Dernière pride avant la présidentielle 2022

Cette année, la Fierté insistera sur les revendications politiques des personnes LGBTQI+. "À un an de l'élection présidentielle, c'est important de montrer que les personnes LGTBQI+ comptent. L'exécutif a fait de nombreuses promesses qui ne sont toujours pas tenues quatre ans après son arrivée au gouvernement", regrette le militant. En effet, les sujets ne manquent pas et traînent depuis des mois, voire des années.

PMA, thérapies de conversion et VIH

L'Assemblée nationale est ainsi censé voter définitivement le projet de loi bioéthique qui comprend la PMA pour toutes. Mais celui-ci n'est toujours pas inscrit à l'agenda parlementaire. "Ce vote définitif interviendra très probablement avant l’été, en juin dans le calendrier prévisionnel", promet de nouveau l'exécutif à TÊTU. Le gouvernement s'était également prononcé en faveur de la pénalisation des "thérapies de conversion", inscrit notamment au plan pluriannuel présenté en octobre. Là encore, la proposition de loi de la députée Laurence Vanceunebrock n'est pas encore au calendrier. "C'est pourtant un sujet consensuel. On espère que le texte passera avant la fin du quinquennat, mais je ne sais pas si c'est une priorité de l'exécutif", déplore l'Inter-LGBT.

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La lutte contre le VIH souffre également de l'épidémie de Covid-19. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : pendant le premier confinement, 28% des hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes (HSH) ont reporté leur dépistage VIH/IST, 34% des personnes porteuses du VIH ont reporté une consultation de suivi. Surtout, deux mois après la fin du confinement, 15% des usagers de la PrEP n'avaient pas repris leur traitement. Par deux fois, le ministère de la Santé a pourtant repoussé une mesure pour faciliter sa délivrance.

Plusieurs marches annoncées en France

Face à tant de promesses non tenues, plusieurs Marches auront lieu en France cette année. La première à ouvrir la saison devrait être Lyon, le 12 juin avec une Marche aussi très politisée. L'organisation montpelliéraine a annoncé que la sienne se tiendrait le weekend du 24-25 septembre. Elle aura pour mot d'ordre "nos fiertés sont sans frontières !". À Marseille, la Marche doit avoir lieu le 3 juillet, avec pour slogan principal "Trop gouine, trop folle, trop gros.se, trop trans… Toujours trop". Toulouse devrait manifester le 9 octobre.

Crédit photo : Mercedes Mehling / Unsplash


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